{"id":548,"date":"2025-07-26T18:17:43","date_gmt":"2025-07-26T16:17:43","guid":{"rendered":"https:\/\/jpportevin.fr\/?p=548"},"modified":"2025-07-30T17:14:54","modified_gmt":"2025-07-30T15:14:54","slug":"le-crieur-dorion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/2025\/07\/26\/le-crieur-dorion\/","title":{"rendered":"Le crieur d&rsquo;Orion"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/jpportevin.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Designer-2.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-594\" srcset=\"https:\/\/jpportevin.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Designer-2.jpeg 1024w, https:\/\/jpportevin.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Designer-2-300x300.jpeg 300w, https:\/\/jpportevin.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Designer-2-150x150.jpeg 150w, https:\/\/jpportevin.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Designer-2-768x768.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>J\u2019ai \u00e9cris il y a quelques ann\u00e9es le livret d\u2019une com\u00e9die musicale intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Le ma\u00eetre des voix&nbsp;\u00bb qui a connu un beau succ\u00e8s local (2000 spectateurs). Je me suis servi du th\u00e8me pour en faire un roman de \u00ab&nbsp;space fantasy&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la tranquille plan\u00e8te Orion r\u00e9put\u00e9e pour son universit\u00e9 inter-galactique, Orius se pr\u00e9pare \u00e0 devenir traducteur imp\u00e9rial. Avec ses amis, il profite d\u2019une vie facile et insouciante. Celle-ci va \u00eatre bouscul\u00e9e par l\u2019invasion du Set\u00e3n, empereur d\u2019Iluna, une plan\u00e8te en perdition qui a besoin d\u2019un nouveau monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 la cruaut\u00e9 de cette attaque, Orius va se retrouver embarqu\u00e9 dans la confr\u00e9rie des masques, garde du corps de la belle princesse Oriana, aid\u00e9 par le vieux gardien de la tour du savoir et du peuple ordinaire, il va lutter gr\u00e2ce au crieur un \u00eatre l\u00e9gendaire dont le pouvoir r\u00e9side dans la vibration des mots.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1<br \/>\nOrius<br \/>\n            Orius se retrouvait souvent au centre de connexion : un lieu bien agr\u00e9able pour la jeunesse dor\u00e9e d\u2019Orion, sa plan\u00e8te d\u2019origine. C\u2019\u00e9tait un jeune homme plut\u00f4t mignon \u00e0 en croire le nombre de ses conqu\u00eates. Des yeux clairs, une chevelure \u00e0 la mode d\u2019Orion ramen\u00e9e en catogan. Une petite barbiche taill\u00e9e avec soin, suffisamment longue malgr\u00e9 tout pour qu\u2019elle puisse \u00eatre finement tress\u00e9e. Il avait tous les attributs du s\u00e9ducteur de salon, y compris une certaine arrogance consistant \u00e0 trouver normal que la vie lui octroie les bienfaits que l\u2019on peut souhaiter quand on a devant soi un avenir tout trac\u00e9. Il aspirait comme ses camarades de l\u2019universit\u00e9 inter galactique, \u00e0 concr\u00e9tiser rapidement ses projets gr\u00e2ce \u00e0 une ma\u00eetrise parfaite des langues permettant ainsi de nouer des relations, d\u2019acqu\u00e9rir l\u2019exp\u00e9rience n\u00e9cessaire et qui sait, obtenir des postes importants, peut-\u00eatre m\u00eame un poste de traducteur au s\u00e9nat.<br \/>\nIl se laissait ainsi bercer par cette atmosph\u00e8re langoureuse caract\u00e9ristique de sa plan\u00e8te. Il faut bien reconna\u00eetre qu\u2019Orion avait tout pour engourdir l\u2019\u00e2me et le corps. Des paysages magnifiques luxuriants \u00e0 souhait avec le climat qui va avec : chaud et humide.La majeure partie de la plan\u00e8te \u00e9tait couverte d\u2019une \u00e9paisse for\u00eat primaire qui faisait le bonheur des biologistes pour sa biodiversit\u00e9 et le terrain de jeux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des aventuriers en particulier les grandes cascades qui dominent l\u2019\u00d6zen le fleuve royal. Des roches ac\u00e9r\u00e9es comme l\u2019acier, que l\u2019on voit de loin et qui le soir tombant, refl\u00e8tent les lueurs orang\u00e9es des trois soleils qui r\u00e9chauffent la plan\u00e8te. Une eau pure et cristalline tombe d\u2019un \u00e0 pic de trois cent m\u00e8tres. On a beau forcer le regard, il se perd dans un brouillard qui cache les montagnes de l\u2019Ath\u00e9a seule montagne d\u2019Orion dont le sommet tutoie un ciel clair et lumineux. Le spectacle de cette eau qui tombe dans les gorges noires est \u00e0 couper le souffle. Le bruit s\u2019entend au loin, jusque dans les plaines de l\u2019\u00d6zen. Les embruns qui entourent le site emp\u00eachent toute approche a\u00e9rienne et rajoute \u00e0 l\u2019ensemble une aura myst\u00e9rieuse ; surtout quand les trois soleils d\u2019Orion viennent frapper de leurs derniers rayons ces cataractes gigantesques : l\u2019eau semble alors en feu ! Ces soleils \u00e0 la taille in\u00e9gale sont dispos\u00e9s de telle mani\u00e8re que le jour est constant, hormis pour les r\u00e9gions du nord. L\u00e0-bas c\u2019est le royaume des trappeurs et du blizzard. A l\u2019inverse, les montagnes d\u2019Alth\u00e9a faisaient obstacle aux vents venus de l\u2019oc\u00e9an. Si \u00e0 ses pieds la grande for\u00eat s\u2019\u00e9talait orgueilleusement, une fois franchis les sommets on se trouvait dans une zone d\u00e9sertique qui ouvrait grand les bras aux rayons des soleils. Le grand d\u00e9sert de sable s\u2019y \u00e9tait install\u00e9.<br \/>\nUn dicton local pr\u00e9tend que si les diff\u00e9rents soleils ne se couchent jamais, il n\u2019en va pas de m\u00eame pour les femmes. Orius ne privait pas de confirmer \u00e0 ses amis que le dicton disait vrai !<br \/>\nLes plaines de l\u2019\u00d6zen sont plus engageantes. Le fleuve devient large, son d\u00e9bit r\u00e9gulier. Les berges ne sont plus fractur\u00e9es par des rapides d\u00e9vastateurs, l\u2019eau ne fait plus que les caresser, les fr\u00f4lant amoureusement.<br \/>\nAu sud, de la Capitale Oxana, de hauts plateaux \u00e0 l\u2019aspect terne et gris, balay\u00e9s par des vents secs rendent ses terres inhospitali\u00e8res. Les paysans qui y vivent ont la peau cuivr\u00e9e, z\u00e9br\u00e9e de ces rides que le labeur des champs laisse en h\u00e9ritage \u00e0 ceux qui travaillent durement. Les femmes continuent \u00e0 tisser elles m\u00eame leurs v\u00eatements : de longues robes l\u00e9g\u00e8res et color\u00e9es. Les hommes avaient ren\u00e2cl\u00e9 mais finalement ils ont fini par adopter la tenue officielle des travailleurs : un fuseau englobant tout le corps constitu\u00e9 d\u2019un textile absorbant la sueur et les odeurs mais sit\u00f4t le travail termin\u00e9 chacun reprenait avec joie les habits traditionnels \u00e0 savoir une longue tunique sur un pantalon de toile. Un peuple bien curieux, fade en apparence : une taille plut\u00f4t courte pour r\u00e9sister aux vents violents qui s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie sur les plateaux.   Des travailleurs robustes qui m\u00e8nent une vie simple et besogneuse. D\u2019un caract\u00e8re taciturne, ce peuple tire sa force d\u2019une aptitude des plus singuli\u00e8res. Ils communiquent par la pens\u00e9e : lors de leurs \u00ab conversations \u00bb silencieuses, ces t\u00e9l\u00e9pathes expriment par leurs mimiques toute la gamme possible des \u00e9motions. Pour un observateur ext\u00e9rieur c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t \u00e9tonnant et assez amusant.<br \/>\nOrius \u00e9tait un citadin et les villages de ces r\u00e9gions ne l\u2019attiraient gu\u00e8re. Il ne s\u2019aventurait jamais plus loin que les alentours d\u2019Oxana. Tout comme ses camarades il passait son temps \u00e0 inhaler avec un sourire b\u00e9at les cocktails que le centre de connexion proposait \u00e0 sa client\u00e8le fortun\u00e9e. Une fois sortis du centre, le groupe d\u2019amis se rendait syst\u00e9matiquement \u00e0 l\u2019embouchure du fleuve. Ils prenaient les capsules de transfert pour traverser la capitale Oxana qui concentrait presque \u00e0 elle seule la totalit\u00e9 des habitants de la plan\u00e8te. Une ville magnifique o\u00f9 les vitraux de Gunavor, la ville des artisans et des artistes rivalisent avec l\u2019or d\u2019Alaya.Les capsules d\u00e9versaient \u00e0 toute heure du jour et de la nuit sa cargaison de familles de toutes conditions qui venaient profiter des plages au sable chaud et caressant. De l\u00e0 il \u00e9tait facile d\u2019admirer le palais imp\u00e9rial et le s\u00e9nat qui dominaient la ville. Les mat\u00e9riaux utilis\u00e9s provenaient de toutes les plan\u00e8tes mais les architectes privil\u00e9giaient le cristal des r\u00e9gions du nord, pour les fa\u00e7ades qui irradiaient au moindre rayon de l\u2019un des trois soleils. Orius regardaient avec une envie et une ambition non dissimul\u00e9e ces deux b\u00e2timents songeant qu\u2019un jour il r\u00e9aliserait son r\u00eave : occuper un de ces bureaux au dernier \u00e9tage participer aux s\u00e9ances pl\u00e9ni\u00e8res du conseil imp\u00e9rial, c\u00f4toyer les gens qui font l\u2019Histoire, prendre les navettes du terminal c\u00e9leste pour embarquer l\u2019air habitu\u00e9, vers des destinations inconnues.<br \/>\n          Orion est incontestablement une plan\u00e8te qui ne laisse pas indiff\u00e9rent : une vari\u00e9t\u00e9 de peuples, de v\u00e9g\u00e9tation \u00e0 faire p\u00e2lir n\u2019importe quel syst\u00e8me mais la plan\u00e8te pouvait s\u2019enorgueillir de poss\u00e9der quelques particularit\u00e9s qui faisaient partie de son charme.<br \/>\nLes \u00e9d\u00e9nios : les vents charg\u00e9s des pistils fluorescents des Gamesh, ces fleurs jaunes que l\u2019on trouve sur les hauts plateaux. Ces pistils qui s\u2019envolent \u00e0 la moindre brise contiennent d\u2019importantes substances aphrodisiaques. Le soir, les Edenios d\u00e9valent les pentes et balayent les champs transportant au loin ces effluves bienfaisants ! Lorsque que ces tornades d\u2019un genre bien particulier traversent villages et quartiers, s\u2019en suit alors un d\u00e9cha\u00eenement de sensualit\u00e9 que rien ne peut arr\u00eater. Curieusement de nombreux h\u00f4tels ont \u00e9lu domicile dans ces r\u00e9gions.<br \/>\nMais ce qui attirait les plus grands penseurs de toute la galaxie : savants et scientifiques, po\u00e8tes et romanciers, musiciens et sculpteurs c\u2019\u00e9tait la citadelle des r\u00eaves.<br \/>\nVoil\u00e0 ce qui faisait la renomm\u00e9e de cette petite plan\u00e8te. Un b\u00e2timent plut\u00f4t sobre perdu sur les flancs d\u2019un promontoire rocheux dominant les plaines de l\u2019\u00d6zen. Une b\u00e2tisse ronde enti\u00e8rement constitu\u00e9e de plaques de l\u2019or d\u2019Alaya la grande ville du sud c\u00e9l\u00e8bre pour ses mines. On y propose toute une s\u00e9rie de techniques qui am\u00e9liorent les performances intellectuelles gr\u00e2ce \u00e0 des drogues des plus stimulantes. Un traitement \u00e0 base de sang de Bark (un animal hybride, une grosse touffe de poil mont\u00e9e sur quatre pattes courtaudes) riche en oxyg\u00e8ne \u00e9tait une des bases de la cure. Combin\u00e9 \u00e0 une alimentation saine et quelques s\u00e9ances d\u2019hypnoses, vous ressentiez des effets des plus \u00e9tonnants. Rien de bien extraordinaire, \u00e0 part le sang de Bark qu\u2019on ne trouve que sur Orion, c\u2019est l\u00e0 le catalogue presque banal de tous les centres de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration cosmique de tous les univers. Mais la r\u00e9putation de la citadelle tenait au Nap\u00f3j. Un breuvage d\u2019une puissance ph\u00e9nom\u00e9nale \u00e0 utiliser avec prudence. En cas de surdosage et sans les pr\u00e9cautions \u00e9l\u00e9mentaires cette liqueur pouvait s\u2019av\u00e9rer dangereuse. La citadelle des r\u00eaves se transformait vite en celle des cauchemars. Celles et ceux qui avaient tent\u00e9 l\u2019exp\u00e9rience sans la pr\u00e9paration idoine le regrettaient am\u00e8rement.<br \/>\nUn breuvage \u00e9labor\u00e9 depuis des mill\u00e9naires et dont la fabrication restait secr\u00e8te. Orius, par l\u2019interm\u00e9diaire de son p\u00e8re, l\u2019un des plus puissants commer\u00e7ants d\u2019Orion avait tiss\u00e9 des liens solides avec Tzelon, le vieux gardien de la tour du savoir. Un vieux bonhomme excentrique, aussi cultiv\u00e9 qu\u2019amateur de bonne chair. A plusieurs reprises, il l\u2019avait sollicit\u00e9 afin d\u2019en savoir plus sur le Nap\u00f5j dans le but d\u2019impressionner ses amis mais le bonhomme \u00e9tait plut\u00f4t avare de confidences :<br \/>\n\u2022\tTout ce que je peux te dire, c\u2019est que ce breuvage contient des plantes et des racines provenant de plusieurs univers. Son utilisation ob\u00e9it \u00e0 des r\u00e8gles strictes comme tu le sais. Il faut le boire apr\u00e8s un mois d\u2019une cure rigoureuse. Voil\u00e0. Tu n\u2019en sauras pas plus.<br \/>\n\u2022\tMais quand m\u00eame qu\u2019est-ce que\u2026<br \/>\n\u2022\tTsss\u2026tsss\u2026suffit. Tu m\u2019agaces avec toutes tes questions. En toute chose, le Myst\u00e8re doit demeurer le moteur essentiel dit-il d\u2019un air docte. Le Nap\u00f5j existe pour lui-m\u00eame et nous existons en partie \u00e0 travers lui en acc\u00e9dant \u00e0 des niveaux de conscience sup\u00e9rieurs.<br \/>\nPeu convaincu et insatisfait de ses explications, mais conscient qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 vain d\u2019en solliciter davantage, Orius se contenta d\u2019acquiescer d\u2019un air entendu.<br \/>\n\u2022\tEt si je t\u2019expliquais r\u00e9ellement sa vraie nature il en perdrait de sa quintessence et par l\u00e0 de son efficacit\u00e9. N\u2019es-tu pas de mon avis toi qui a brav\u00e9 l\u2019interdit qui en est fait, de le boire sans autorisation ?<br \/>\nTzelon le sonda alors de ses yeux gris clair, aux sourcils broussailleux et fournis. Comment diable son vieil ami avait-t-il eu connaissance de cette histoire ?<br \/>\nGr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui d\u2019Enora fille d\u2019un des maitres du Nap\u00f5j, et r\u00e9put\u00e9e pour avoir la poitrine fr\u00e9tillante et la coquinerie qui va avec, il avait pu go\u00fbter \u00e0 cette source cosmique. Elle avait subtilis\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re quelques fioles qu\u2019elle distillait avec parcimonie \u00e0 ses amants de passage. Un soir, Orius eut le privil\u00e8ge de faire partie du lot. Enora l\u2019attendait dans un d\u00e9shabill\u00e9 qui portait bien son nom et augurait de plaisirs faciles mais \u00e0 peine eut-il aval\u00e9 quelques gouttes du nectar cens\u00e9 le transformer en amant infatigable qu\u2019il fut terrass\u00e9 : la respiration saccad\u00e9e, le souffle court, le c\u0153ur au bord de la rupture, les yeux \u00e9carquill\u00e9s, comme p\u00e9trifi\u00e9. La poitrine d\u2019Enora n\u2019avait plus aucun attrait et il s\u2019imaginait d\u00e9j\u00e0 comme ces pauvres bougres qui en avaient abus\u00e9, \u00eatre conduit jusqu\u2019\u00e0 la colonie p\u00e9nitentiaire des r\u00e9gions nord. Le Nap\u00f5j prenait d\u00e9sormais totalement possession de son esprit. Assailli par une succession de flashs d\u00e9sordonn\u00e9s comme une sorte de fusion d\u00e9vastatrice il ne contr\u00f4lait plus rien.  Tremblant, le cerveau en \u00e9bullition dans une perte totale de l\u2019espace et du temps, des sensations vertigineuses quasi mystiques s\u2019insinuaient en lui. A en croire ce qu\u2019il avait racont\u00e9 \u00e0 ses amis il ne faisait plus qu\u2019un avec le cosmos. Heureusement, l\u2019effet ne dura gu\u00e8re, suffisamment cependant pour qu\u2019il garde en m\u00e9moire cet \u00e9pisode.<br \/>\nPour les savants mieux pr\u00e9par\u00e9s, l\u2019effet \u00e9tait parait-il \u00e9poustouflant mais ne d\u00e9passait pas les trois mois. Mais diantre, ces trois mois resteraient dans la m\u00e9moire des \u00e9tudiants qui auraient le privil\u00e8ge d\u2019assister \u00e0 ces cours qui faisaient la renomm\u00e9e de de l\u2019universit\u00e9 intergalactique d\u2019Orion qui accueillait \u00e0 chaque rentr\u00e9e une foule d\u2019\u00e9tudiants venus de tout l\u2019univers. Comme tous les b\u00e2timents officiels, l\u2019universit\u00e9 d\u00e9pendait directement de l\u2019empereur. Elle \u00e9tait bien entendu construite en cristal. Tout \u00e9tait lumi\u00e8re et transparence : des murs au bureau, de la chaise au tableau : une splendeur.<br \/>\nComme nombre de ses camarades Oriusse destinait \u00e0 devenir traducteur : les voyages d\u2019affaires de son p\u00e8re lui offraient un avantage certain. Il \u00e9tait plus dou\u00e9 que la plupart de ses professeurs.<br \/>\n\u2022\t  N\u2019y voyez aucune forfanterie, juste un constat affirmait-il sans rire.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"sfsi_plus_gutenberg_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_show_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_type":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_alignemt":"","sfsi_plus_gutenburg_max_per_row":"","footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-548","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-aventures"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/548","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=548"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/548\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":595,"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/548\/revisions\/595"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=548"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=548"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jpportevin.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=548"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}